L’Hôtel de Soubise, l’apothéose du Rocaille

Quel dangereux secret recelait la mystérieuse armoire de fer ?

Résultat de plusieurs campagnes de construction et malgré de nombreuses modifications, l’hôtel de Soubise n’en demeure pas moins, au cœur du Marais, un exemple emblématique de l’architecture du XVIIIe siècle. La décoration intérieure de l’hôtel en fait un bijou du style rocaille, caractéristique de l’art français. Depuis le Premier Empire, le bâtiment abrite les Archives Nationale. À ce titre, il conserve les documents les plus précieux de l’Histoire de France, dont certains sont exposés de manière temporaire au rez-de-chaussée.

La visite guidée du monument dure 1 h 30.

© Les Têtes de l’art – visites

In memoriam, la Chapelle expiatoire

Quelle est la particularité du square dans lequel est construite la chapelle ?

En raison de sa proximité avec la place de la Révolution où sévit la guillotine, le cimetière accolé à l’ancienne église de la Madeleine est retenu pour y enterrer les suppliciés, dont le roi Louis XVI et son épouse Marie-Antoinette, mais aussi Olympe de Gouges, Charlotte Corday et Madame Du Barry. À la restauration, Louis XVIII fait élever une chapelle expiatoire à la mémoire de son frère, sur le lieu de son inhumation. Mi-privé, mi-public ce monument sera rapidement jugé trop modeste et les dépouilles de Louis XVI et de Marie-Antoinette seront transférées à la Basilique Saint-Denis. La chapelle demeure cependant un témoignage lié à la mémoire de la Révolution Révolution et à sa perception dans les années qui ont suivi.

La visite guidée du monument dure 1 h 30.

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Le gothique dans toute sa flamboyance : Saint-Séverin

De quel exploit médical les galeries du cimetière furent-elles le cadre ?

Située en plein cœur du quartier-latin, l’actuelle église Saint-Séverin serait construite, selon la tradition, sur l’oratoire du saint auquel elle est dédiée. Agrandi au fil du temps, le bâtiment témoigne de l’apogée de l’art gothique francilien et de la maîtrise de son architecte qui utilise la pierre pour créer des jeux de lumière. Le jardin accolé à l’église abritait autrefois un cimetière. Les galeries qui subsistent constituent un des rares exemples des charniers médiévaux.

La visite guidée de l’église dure 1 h 30

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Saint-Joseph-des-Carmes, l’église méconnue de Paris

Pour quelle célébrité cette église devint en des temps troublés une prison ?

Située au sein de l’Institut Catholique de Paris, l’église des Carmes est l’une des rares églises baroques de Paris. La simplicité de sa façade ne laisse pas augurer du riche programme décoratif intérieur, notamment les fresques en partie conservées qu’elle abrite. Il n’est pas non plus possible de deviner la présence d’une coupole, élément architectural rarement utilisé à Paris. Au-delà de ce décor, le lieu est aussi marqué par les soubresauts de l’Histoire puisqu’il fut le cadre des massacres de septembre 1792. L’église est en effet transformée en prison et le jardin du monastère devient un lieu d’exécution puis de sépultures. Une crypte rappelle la mémoire de ces sanglants événements.

La visite guidée du monument dure 1 h 30.

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Le cœur battant de la cité, Notre-Dame de Paris

Qui est monsieur Vert-de-gris ?

Traversant l’histoire de la capitale française, la cathédrale Notre-Dame de Paris a retrouvé toute sa splendeur après le terrible incendie qui a détruit sa charpente médiévale et sa flèche néo-gothique.

Entamée au Moyen-Âge, la construction de la cathédrale s’est poursuivie pendant 800 ans, profitant des évolutions stylistiques et des progrès techniques. Le XIXe siècle transforme son décor en profondeur, témoignant d’un goût retrouvé pour l’art gothique. Aujourd’hui un nouveau mobilier liturgique introduit un élément de modernité sous ses voûtes séculaires. Découvrons ce joyau mondial de l’architecture gothique et les chefs-d’œuvre qu’il abrite, comme l’exceptionnel tour de chœur, dont la restauration magnifie le talent des artistes médiévaux.

La visite guidée de la cathédrale dure 1h30. La visite guidée peut inclure la visite de l’île de la cité et/ou celle de la crypte archéologique, dans ce cas, la durée de la visite est rallongée de 1 h pour chacune des options.

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La plus vieille église de Paris, Saint-Julien-le-Pauvre et son square

Qu’est-ce qu’une iconostase ?

Construite près de la Seine, dans le quartier latin, l’église Saint-Julien-le-Pauvre est considérée comme la plus ancienne église de Paris, ou plus exactement comme la plus ancienne fondation religieuse. Plusieurs fois détruit, l’édifice est en effet reconstruit à maintes reprises. L’église actuelle, offre un témoigne parfait de la transition entre l’art roman et l’art gothique. Elle est aujourd’hui affectée au culte melchite catholique (rite byzantin). Le square Viviani qui la jouxte abrite non seulement des vestiges de l’ancienne cathédrale Notre-Dame de Paris mais aussi un trésor d’histoire naturelle : le plus vieil arbre de la capitale !

La visite guidée de l’église dure 1 h 30.

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Conserver tous les savoirs, la Bibliothèque Nationale de France, site Richelieu

Pourquoi ces dalles de verre qui émaillent le sol de la salle Ovale ?

La création du dépôt légal par François Ier constitue l’acte fondateur de la bibliothèque, d’abord royale, puis nationale. Installée au XVIIe siècle dans le Palais Mazarin, elle s’étend peu à peu à tout l’îlot connu sous l’appellation de quadrilatère Richelieu. Si les imprimés sont transférés en 1998 dans le nouveau site François Mitterrand, les manuscrits, mais aussi les documents spécialisés (estampes, monnaies et médailles, antiquités, ivoires médiévaux, cartes, partitions et documents sonores) demeurent dans le site historique, désormais partagé avec l’INHA. Depuis la réouverture du site Richelieu, ses trésors sont de nouveaux visibles dans les vitrines du musée. La richesse de la bibliothèque se laisse quant à elle deviner grâce aux ouvrages de la salle Ovale.

La visite guidée du monument dure 1 h 30.

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Le Paris d’Hausmann, l’hôtel Cail et l’église Saint-Augustin

Un mur renard ? Qu’est-ce donc ?

À la demande de l’empereur Napoléon III, le Baron Haussmann dirige la plus vaste opération d’urbanisme qu’ait jamais connue Paris. Au nord-ouest, le secteur misérable connu sous le nom de Petite Pologne est rasé pour laisser place à un quartier neuf et cossu qui attire la bourgeoisie d’affaire. Jean-François Cail, riche industriel, choisit d’y faire édifier son hôtel particulier. Cette résidence, devenue plus tard la mairie de l’arrondissement, illustre le goût du Second Empire et l’utilisation de l’architecture à des fins de promotion sociale. Édifiée à la même époque, l’église Saint-Augustin témoigne pour sa part des innovations introduites dans les matériaux de construction. Elle démontre également l’audace de son architecte : Baltard n’hésite pas, en effet, à laisser le métal de sa charpente apparent. Du jamais vu !

La visite guidée de l’hôtel et de l’église dure 1 h 30.

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Le quartier des hôtels particuliers, le noble faubourg et Saint-Thomas d’Aquin

Pourquoi n’y a-t-il qu’un numéro, le 9, dans la rue Sébastien-Bottin ?

Au XVIIe siècle, sur l’éphémère domaine de la reine Margot, est lancée la première opération immobilière privée de Paris. Un quartier nouveau d’hôtels particuliers devient le séjour des familles nobles qui délaissent le Marais ou Versailles, devenu trop austère à leur goût. D’abord chapelle du noviciat des Dominicains, Saint-Thomas-d’Aquin devient l’église paroissiale du « noble quartier ». En retrait du boulevard Saint-Germain, elle passe souvent inaperçue ; elle renferme pourtant une intéressante collection de peintures baroques.

La visite guidée du quartier dure 2 h.

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Dans l’intimité du grand Colbert, le domaine départemental de Sceaux

Pourquoi Colbert a-t-il fait construire son château dans un style démodé ?

Si le château voulu par Colbert  à mi-course entre Paris et Versailles, détruit pendant la Révolution, a été remplacé en 1828 par le château actuel, le parc conserve l’ordonnancement dessiné par Le Nôtre à la demande du ministre. Au terme d’une restauration qui s’est étalée sur plus de 80 ans, le domaine de Sceaux, avec ses deux perspectives, son grand canal, ses vestiges du XVIIIe siècle  – tels le pavillon de l’aurore, les écuries, l’orangerie –  a retrouvé l’éclat du temps où il servait de cadre aux fêtes fastueuses données par la duchesse du Maine.

La visite guidée du domaine dure  1h30, 2 h ou 2h30.

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